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"QUELQUES SECRETS DE MON ATELIER"
OUTILS La qualité de la surface autrefois rabotée à la main d'un Ruckers 1612, comparée aux résultats
obtenus par d'autres techniques modernes, m'a insité à opter pour les mêmes outils que les anciens (rabots, varlopes, ciseaux, gouges, racloir etc.)
COLLES La quantité non négligeable des instruments anciens existants nous prouve la qualité de la colle
utilisée jadis. C'est par méfiance envers les colles modernes (et synthétiques) qui se cristallisent rapidement et dont la longévité n'a pas encore été mise à l'épreuve du temps que j'ai choisi des colles fortes
comme la colle de peau et la gélatine de l'os.
BOIS L'importance de la qualité du bois dans un instrument de musique n'est plus un secret pour personne.
Tout comme le choix de mes outils et de ma colle, mon bois correspond parfaitement à celui des clavecins d'autrefois. Le peuplier et le saule pour les instruments français et flamands, le tilleul, le cyprès ou le
cèdre pour les clavecins italiens, et les bois qui forment le style composite des instruments allemands comme le hêtre, le pin, le sapin, le peuplier et le tilleul. Aucun de mes bois n'est sèché artificiellement et
conserve ainsi sa structure intacte. La perfection que recherche les nouveaux de ce siècle ne s'accorde pas aux choix du bois des anciens. Il suffit pour comprendre d'admirer l'excellent violon "Tullaye"
1670 de Stradivari.
Chaque arbre a des branches!
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